Les chiffres des IST

Les IST, en bref...

  • La chlamydia est une IST qui concerne principalement les jeunes femmes de moins de 30 ans.
  • La syphilis est observée principalement chez les hommes homosexuels de 20 à 59 ans.
  • La gonorrhée est présente principalement chez les hommes entre 20 et 39 ans.

Depuis 2002, Sciensano – l’ex-Institut Scientifique de Santé Publique (ISP)- surveille l’évolution des IST diagnostiquées en Belgique. L’Institut s’appuie sur les chiffres fournis par un vaste réseau de laboratoires d’analyses médicales qui enregistrent les cas d’IST dans les trois régions du pays.

Le dernier rapport sur les IST a été publié en septembre  2018 et fait état de la question entre 2002 et 2016. Vous en trouverez les grandes lignes ci-dessous.

Pour télécharger le rapport complet, cliquez ici.

Plus d’IST diagnostiquées : la population se fait de plus en plus dépister

En 2016, les diagnostics d’infections sexuellement transmissibles (IST) ont continué d’augmenter dans les trois régions du pays. Pour la Plateforme Prévention Sida et Sciensano, cette progression s’explique par le nombre toujours plus élevé de tests de dépistage réalisés.

tableau

Plus d’IST diagnostiquées mais pas d’épidémie

Pour la Plateforme Prévention Sida et Sciensano, l’augmentation observée depuis 2002 des diagnostics de chlamydia, gonorrhée et syphilis n’est pas la conséquence d’une recrudescence des IST dans notre pays. En effet, si les diagnostics d’IST augmentent bel et bien, leur hausse est proportionnelle à celle du nombre de tests de dépistage réalisés au sein de la population.

En d’autres termes, plus on réalise de tests de dépistage, plus d’IST sont diagnostiquées.

Chlamydia, gonorrhée et syphilis en bref

La chlamydia est l’IST la plus fréquemment diagnostiquée en Belgique : 6 788 cas en 2016 (988 en 2002). Les femmes sont d’avantages concernées, et celles entre 15 et 29 ans sont les plus durement touchées. Non traitée, la chlamydia peut être à l’origine de problèmes d’infertilité chez la femme.

Chlamydia, gonorrhée et syphilis

Au niveau national, 1515 cas de gonorrhée ont été rapportés en 2016 contre 275 en 2002. Globalement, les hommes entre 20 et 39 ans sont les plus lourdement touchés.

gonorrhée

En Belgique, 943 cas de syphilis ont été rapportés en 2016 contre 46 cas en 2002. Globalement, les hommes de plus de 20 ans, toutes catégories d’âges confondues, sont les plus sévèrement touchés.

Ces trois IST répondent bien aux traitements actuellement disponibles et peuvent donc être guéries totalement.

syphilis

Principaux facteurs de risque

La contamination par une IST est principalement liée à des relations sexuelles sans préservatif.
Par ailleurs, il est important de rappeler que régulièrement des patient·es sont diagnostiqué·es porteur·euses d’une IST alors qu’ils·elles ne signalaient aucune plainte ni symptôme. Les IST se révèlent donc souvent asymptomatiques. De plus, être infecté·e par une IST augmente le risque d’infection par une autre IST.

La Plateforme Prévention Sida invite donc les patient·es à demander régulièrement un dépistage IST à leur médecin. Elle préconise également aux médecins de proposer spontanément ce test à leurs patient·es.

De plus, la réinfection est relativement fréquente. D’après Sciensano, des réinfections dans un délai de 6 mois ont été observées chez 10 à 20 % des personnes présentant une infection par la chlamydia. Pour la syphilis, des réinfections ont été observées chez 2,5 à 10 % des personnes diagnostiquées.

Préservatif – dépistage – traitements

L’utilisation du préservatif (externe ou interne) et du lubrifiant à base d’eau est essentielle pour se protéger et protéger son·sa·ses partenaire·s, sans oublier le recours régulier à un test de dépistage des IST et le traitement de celles-ci en cas d’infection.

Pour la Plateforme Prévention Sida, l’augmentation du nombre de diagnostics d’IST découle notamment des campagnes de prévention et d’information. Ces campagnes permettent au public d’améliorer ses connaissances sur les différentes IST et l’invitent à se faire dépister aussi souvent que nécessaire. En effet, le dépistage est un axe central dans les actions de prévention : savoir si on est infecté·e par une IST permet d’adapter ses comportements (utiliser un préservatif, se soigner) afin de briser la chaine de contamination et ainsi d’éviter de transmettre une IST. D’autant plus que, souvent, les IST ne présentent pas de symptômes visibles.

Il ne faut donc pas hésiter à demander un test de dépistage des IST à votre médecin ou à prendre rendez-vous directement dans un centre de dépistage.